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Selon un panel, les syndicats sont la clé d’un avenir plus équitable

La première discussion en panel de l’Assemblée générale du CTC a été axée sur l’équité pour un avenir juste. Les membres de ce panel modéré par Beth Lyons, du Conseil des femmes du Nouveau-Brunswick, comprenaient Amira Elghawaby, du Conseil national des musulmans canadiens, Émilie Nicolas, de Québec inclusif, et Susie Mangar, de Magnet.

Madame Lyons a demandé aux membres du panel d’indiquer leur vision d’un avenir juste et les moyens de la mettre en œuvre. Amira Elghawaby a engagé la discussion en indiquant qu’il est d’une importance cruciale que le mouvement syndical traite de cette question parce qu’au moins le tiers de la population canadienne sera racialisé d’ici 2031.

« Pour que le mouvement syndical demeure vivant, il est vital de discuter de cette question dès maintenant », a-t-elle déclaré.

Elle a poursuivi en disant que les tensions montent, comme l’illustre la récente tuerie de la mosquée de Québec.

Émilie Nicolas a dit qu’elle aussi a été abasourdie par la tuerie, mais qu’elle ne la trouvait pas étonnante puisque les médias popularisent la dissension.

« Si nous ne nous réveillons pas, nous créerons un Donald Trump canadien », a-t-elle mis en garde. « Nous devons apaiser les tensions entre le peuple et l’élite. »

Susie Mangar a dit qu’il importe de connaître la composition du marché du travail et des collectivités et de savoir comment nous employons les gens. Elle a ajouté que nous devons changer d’attitude à l’égard des gens, disant : « Je ne suis pas différente de vous. Je suis différente comme vous. »

Les membres du panel ont traité de la difficulté de faire confiance aux institutions, aux ONG et aux médias de nos jours et du fait que les mouvements populistes se renforcent parce que les gens croient que le système est inefficace.

« Les syndicats ont l’occasion de combler la lacune », a ajouté madame Elghawaby.

Madame Nicolas en a convenu, disant que les syndicats doivent présenter des solutions mobilisatrices.

Le panel a mis les syndicats et le mouvement syndical au défi de se prononcer et d’agir en matière de racisme et de discrimination et de collaborer avec d’autres groupes pour voir à ce que les problèmes ne passent pas inaperçus.

Les membres du panel ont convenu qu’une des mesures à prendre consiste à assurer la diversité au sein de la direction du mouvement syndical.

Ils ont conclu que l’instauration de lieux de travail plus inclusifs contribuerait grandement au nivellement des obstacles, non seulement au travail mais aussi dans l’ensemble de la société.

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