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Mesurer notre succès : Hassan Yussuff

C’est par une ovation que Hassan Yussuff, président du Congrès du travail, a été accueilli par les membres délégués lorsqu’il a pris la parole le premier jour de l’Assemblée générale du CTC à Toronto.

Dans son allocution, M. Yussuff a présenté les réalisations du mouvement syndical du Canada dans les trois dernières années et a annoncé que deux nouveaux affiliés s’étaient joints au CTC, ce qui porte à 56 le nombre de syndicats représentés dans la famille du CTC, avec 3,3 millions de travailleurs et travailleurs provenant de partout au Canada.

M. Yussuff a parlé de certaines des nombreuses victoires célébrées par les syndicats du Canada, notamment l’accroissement au Régime de pensions du Canada, l’interdiction fédérale sur l’amiante et l’engagement du gouvernement fédéral d’en faire davantage pour garantir l’application de la loi Westray, dont les dispositions au Code criminel permettent d’intenter des poursuites criminelles contre les employeurs dont la négligence met la vie des travailleuses et travailleurs en danger.

Des changements politiques notables se sont produits depuis la dernière Assemblée générale du CTC, qui s’était tenue juste avant une élection historique en Ontario et pendant que Stephen Harper s’évertuait à détruire les services publics et à attaquer les syndicats en cassant des grèves.

« Il a essayé d’éliminer la vérification de cartes du Code canadien du travail, une disposition qui est présente depuis 70 ans! Et avec le projet de loi C-377, il était déterminé à imposer aux seuls syndicats des exigences de déclarations financières, ce qui avait pour but de nuire à notre capacité d’organiser et à faire notre travail politique », a-t-il rappelé à la foule.

« Eh bien, consœurs et confrères, nous ne sommes pas restés les bras croisés. Nous lui avons botté le cul et il a été chassé du pouvoir. Nous avons réussi à défaire les conservateurs », a-t-il ajouté, aux acclamations de la foule.

Il a parlé des récentes décisions de la Cour suprême qui renforcent les droits syndicaux. Il a célébré la décision qui affirme que la liberté d’association, le droit de se syndiquer et de négocier collectivement et le droit de grève sont des droits fondamentaux par notre Constitution. Le CTC est également intervenu pour s’assurer qu’un travailleur qui n’est pas membre d’un syndicat ne soit pas traité différemment qu’un travailleur syndiqué.

Il a souligné la force du mouvement syndical canadien et la nécessité de garder cette force et ce rythme, et il a rendu hommage à l’héritage laissé par l’ancien président du CTC, Bob White.

« Nous quitterons cette salle déterminés à nous faire entendre, à sensibiliser et à défendre tous les travailleurs et travailleuses au Canada qu’ils soient membres ou non d’un syndicat. Et nous allons montrer aux Canadiens et Canadiennes que, peu importe votre lieu de naissance, votre foi, qui vous aimez ou votre race, sexe ou capacité, ils peuvent compter sur le mouvement syndical canadien pour défendre les droits de la personne. »

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