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Mary Walsh traite franchement de la santé et de la maladie mentale

Comédienne, écrivaine et militante canadienne incomparable, Mary Walsh est montée sur la scène de l’Assemblée lundi après-midi et a beaucoup fait rire les déléguées et délégués et les personnes invitées. Madame Walsh a abordé des sujets tels que l’état du féminisme et Donald Trump avec le charisme et l’hilarité pour lesquels elle est si renommée.

Mais elle a changé de ton pour traiter de la santé mentale et des maladies mentales ainsi que de l’importance de pouvoir accéder à des soins et à des ressources appropriés.

« Malgré tout ce qu’on dit et la diminution de la stigmatisation, l’accès aux soins de santé mentale au Canada ne s’est pas amélioré », a indiqué madame Walsh. « Nous consacrons moins de fonds que tous les autres pays membres du G8 à la recherche sur la santé mentale. Cela doit changer. »

Madame Walsh a raconté l’histoire du fils d’une amie qui, selon toutes les apparences, était heureux, prospère et athlétique – l’incarnation de la santé.

« Mais il vivait une douleur indicible. Bon nombre d’entre nous connaissent une personne qui vit avec une maladie mentale. Et de si nombreuses personnes atteintes de maladies mentales et de toxicomanies sont des êtres extraordinaires. Même quand il souffrait le plus, Louis tendait la main à ceux qui, selon lui, souffraient encore davantage », a-t-elle déclaré.

« Il nous incombe de sonder leur sagesse et de découvrir comment les intégrer à notre monde plutôt que de les repousser », a-t-elle ajouté.

Madame Walsh a traité du système de soins de santé mentale qui se sert lui-même plutôt que de servir les personnes qu’il est censé servir. Il s’ensuit malheureusement que les personnes qui devraient recevoir des traitements pour des troubles de santé mentale finissent souvent en prison. Les prisons comprennent la plus forte concentration de personnes atteintes de maladies mentales.

Marie Clarke Walker, vice-présidente exécutive du CTC, a annoncé que le CTC, de concert avec plusieurs de ses affiliés, a créé un centre de ressources en santé mentale pour aider les membres, les représentantes et représentants syndicaux et le grand public à se retrouver pour ce qui est des effets des maladies mentales en milieu de travail.

« C’est une question qui touche de près bon nombre d’entre nous. Faisons tout notre possible pour voir à ce que toute personne qui est atteinte d’une maladie mentale se sente soutenue et aimée », a déclaré madame Clarke Walker.

« Les syndicats du Canada peuvent aider à modifier le système », a précisé madame Walsh. « Nous avons une voix et nous devons l’exprimer haut et fort et porter du vert et faire tout ce que nous pouvons pour changer les choses. »

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