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La syndicalisation pour un #AvenirJuste

Un panel de recruteurs et recruteuses et de militantes et militants est monté sur l’estrade pour parler aux déléguées et délégués du défi de « la syndicalisation pour un #AvenirJuste ».

Il s’agissait d’étudier les conditions et les pratiques actuelles, les politiques progressistes et les stratégies prospectives de syndicalisation qui assurent une approche fondée sur la sensibilisation favorisant les intérêts des travailleurs et travailleuses.

La première conférencière, Stephanie Nakistas, participe à l’Urban Worker Project, initiative prise pour traiter de la nature changeante du travail. Bien que les travailleurs et les travailleuses accomplissent des fonctions très différentes à des taux de rémunération très différents, ils ont plus en commun qu’on ne pourrait le croire.

« Le principal problème est que les gens n’ont pas accès aux avantages qu’ils devraient tirer d’une relation de travail ».

Les erreurs de classement des travailleurs et travailleuses sont courants dans le monde entier. Cela nous amène à un tournant et donne une occasion aux syndicats, selon elle. Quand le travail a subi une énorme transformation, les syndicats ont donné le pas à la riposte pour de bons emplois et la protection des travailleurs et travailleuses de nouvelles façons.

Jennifer Huang a présenté les grandes lignes du travail accompli par le Conseil du travail de Toronto et de la région de York pour surmonter les obstacles linguistiques et culturels à la syndicalisation. Elle a souligné le fait que bien plus de 50 % des travailleurs et travailleuses de Toronto ont une langue première autre que l’anglais ou le français et elle a décrit un projet pilote consistant à tendre la main à la main-d’œuvre chinoise grâce à une baladodiffusion en mandarin.

« Bon nombre des travailleurs et travailleuses en question ont vraiment honte de se faire exploiter. Ils n’en parlent pas à leurs parents ou amis », a-t-elle déclaré. « Le projet de syndicalisation indique aux travailleurs et travailleuses qu’ils ne sont pas seuls et aide à créer une conscience collective. »

La professeure et militante syndicale Mélanie Laroche, de l’Université de Montréal, a dit qu’elle était heureuse que le CTC parle du recruter de nouveaux membres. Elle a traité des modifications profondes apportées aux relations du travail, indiquant que ses collègues et elle estiment que les relations du travail sont « débridées ». Elles ont peut-être été efficaces par le passé, mais elles ne l’ont pas été dernièrement, les employeurs cherchant à obtenir le plus de concessions possible.

Elle a parlé d’une étude qu’elle a réalisée selon laquelle les jeunes travailleurs et travailleuses ont du mal à s’identifier aux syndicats.

« Apprenez à me connaître. C’est le principal reproche que j’entends des jeunes personnes », a-t-elle indiqué. Ils disent qu’ils ne voient pas les délégués syndicaux ni les représentants syndicaux. Les activités sont hyper-planifiées, il faut se rendre à un microphone, il faut proposer un amendement, il faut suivre les règles de procédure. Nous en avons assez. Nous n’aimons pas ça. Nous voulons pouvoir parler comme ça nous chante, qu’on aime quelque chose ou pas. »

Sa propre expérience, a-t-elle dit, lui a enseigné qu’il est difficile de recruter, de réunir le quorum pendant les réunions, par exemple. Il s’ensuit qu’elle est heureuse que nous parlions de recruter de nouveaux membres.

Tous les membres du panel ont convenu que la syndicalisation et l’augmentation du taux de syndicalisation sont la clé de la réponse aux nombreux défis qui compromettent le travail décent, les salaires équitables et une société juste et équitable.

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