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La solidarité internationale est la clé de la résistance à la montée de la droite

Le Forum sur la solidarité internationale de mardi soir a donné aux déléguées et délégués une excellente idée des raisons pour lesquelles la droite gagne du terrain en Amérique latine. Un panel de militants syndicaux de premier ordre, modéré par Laura Ramirez des Métallos, a indiqué les défis que doivent relever le mouvement syndical et l’ensemble de la société en Amérique du Sud et dans les Caraïbes.

Hassan Yussuff, président du CTC qui a entrepris son deuxième mandat à la présidence de la Confédération syndicale des Amériques (CSA), a prononcé l’ouverture de la séance en soulignant l’importance de la région pour le Canada.

Les membres du panel, soit Victor Baez, secrétaire général de la CSA, Toni Moore, secrétaire général du Barbados Workers’ Union, Gerardo Martinez, de la Confederación General del Trabajo de la República Argentina, et Antonio Lisboa, de la Central Única dos Trabalhadores du Brésil, ont été interrogés au sujet de la montée de la droite dans leur région.

Victor Baez a déclaré que ce qui se passe en Amérique latine se passe également dans le monde entier, comme l’illustre l’élection de Donald Trump aux États-Unis. Il a précisé que le Canada n’est pas à l’abri, comme l’a montré l’élection des conservateurs de M. Harper. Il a dit qu’il arrive souvent que les grandes entreprises et les médias de masse déterminent quel gouvernement survit.

Antonio Lisboa a fait écho à l’affirmation de M. Baez au sujet du rôle des médias de masse. « Les médias de masse et les élites paresseuses font partie du coup d’État », a-t-il dit.

Toni Moore a traité de la dépendance des pays caribéens à l’égard des économies d’Amérique du Nord et d’Europe. Le ralentissement économique de 2008 a créé beaucoup de chômage, particulièrement dans les pays qui dépendent grandement du commerce. « Si l’Europe éternue, nous attrapons la grippe dans les Caraïbes », a-t-il déclaré.

Gerardo Martinez a traité de l’importance de la démocratie et de l’établissement d’alliances. Il a dit que l’Argentine et la région n’ont pas beaucoup d’expérience en matière de gouvernement démocratique et que les groupes progressistes et les syndicats doivent conjuguer leurs efforts.

M. Lisboa a indiqué que la création du front populaire brésilien et du front « Peuple sans peur » est prometteuse – ces groupes ont convaincu 48 millions de personnes de participer à un arrêt de travail le 28 avril de cette année.

Les membres du panel ont convenu que la solidarité internationale est indispensable à la résistance à la montée de la droite où que ce soit.

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