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Jeunes travailleurs et travailleuses : nous sommes le syndicat!

« De jeunes personnes travaillent en ce moment même à l’amélioration de nos lieux de travail », a déclaré Carly Sonier, vice-présidente sortante aux jeunes travailleurs et travailleuses du CTC, au début du Forum des jeunes de lundi soir placé sous le thème « Organiser la nouvelle main-d’œuvre ».

Au début de la soirée, la militante autochtone et artiste de hip-hop Zoey Pricelys Roy a raconté des histoires ancrées dans sa culture crie au sujet des liens de parenté et des premiers voyageurs.

La modératrice Bilan Arte, présidente nationale de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants, a accueilli trois jeunes militants syndicaux, soit Connor Power, de Workers United, Samia Hashi, d’Unifor, et Maggie McCaw, de la Guilde canadienne des médias, qui ont raconté l’histoire de la syndicalisation de leurs lieux de travail.

Bilan Arte a indiqué au forum que le taux de syndicalisation des jeunes augmente et que la syndicalisation est le moyen pour tous d’acquérir du pouvoir.

« Les jeunes personnes s’impliquent de plus en plus dans le mouvement syndical canadien et commencent à accéder à son pouvoir collectif », a dit madame Arte.

Un membre de l’auditoire a demandé à Connor Power, entraîneur chez Goodlife Mise en forme, comment on peut surmonter la crainte des représailles de l’employeur quand on syndique un lieu. « Nous avons procédé au changement dans notre lieu de travail parce que le syndicat, c’est nous », a-t-il répondu.

Il a été demandé aux membres du panel de décrire les facteurs décisifs qui les ont incités à se syndiquer. Maggie McCaw, qui travaille pour VICE Media, a déclaré que les bas salaires et le faible nombre de journées de congé de maladie et de vacances ont été les catalyseurs mais qu’une fois que leurs collègues des États-Unis se sont syndiqués, ils ont su qu’ils pouvaient en faire autant au Canada.

Samia Hashi, employée de Bell Télé, a indiqué au chapitre de la syndicalisation des jeunes travailleurs et travailleuses, que « les syndicats doivent être visibles dans le communauté » là où les jeunes se trouvent. Elle a précisé que les syndicats doivent être visibles et se faire entendre à l’occasion d’événements locaux qui rassemblent les jeunes travailleurs et travailleuses tels que les festivals Fierté et Caribana.

Une des dernières questions posées par l’auditoire a été : « Que voulez-vous que le mouvement syndical fasse pour vous? ». Les membres du panel ont répété que les syndicats doivent être présents et rappeler aux jeunes qu’il n’y a pas que leurs parents qui sont syndiqués.

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