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Cindy Blackstock : nous pouvons faire mieux

Les déléguées et délégués ont été inspirés par Cindy Blackstock, intrépide défenseur des droits de la personne et du bien-être des enfants, qui a pris la parole pendant l’Assemblée générale du CTC mardi après-midi.

Hassan Yussuff, président du CTC, a décerné à madame Blackstock le prix du CTC pour service exceptionnel à l’humanité.

« Nous tenons à vous décerner ce prix pour votre courage, votre conviction et vos inlassables efforts visant à voir à ce que tous les enfants aient un avenir juste dans ce pays, et particulièrement les enfants des Premières nations », a déclaré M. Yussuff.

« Je dédie ce prix aux vrais héros – les 165 000 enfants des Premières nations – qui continuent à faire l’objet de la discrimination raciale du gouvernement du Canada », a déclaré madame Blackstock.

Tenant un lapin en peluche qu’elle avait apporté pour reconnaître le 10 mai en tant que Journée de l’ourson témoin en mémoire de Principe de Jordan, madame Blackstock a annoncé aux déléguées et délégués que le Canada se trouve à un tournant en son 150e anniversaire.

« Il y a deux héritages que nous pouvons laisser. L’un est ce que nous vivons actuellement et l’autre est ce que nous voulons que nos enfants vivent », a-t-elle indiqué.

Madame Blackstock a mis en évidence l’insuffisance du financement de l’éducation des enfants des Premières nations. Chaque jour que se poursuit cette insuffisance, a-t-elle déclaré, les enfants des Premières nations grandissent sans l’éducation dont ils ont besoin.

Madame Blackstock a incité le mouvement syndical à participer à la campagne visant à assurer aux enfants des Premières nations ce qu’il leur faut pour réussir dans la vie.

« Nous permettons – nous tous – à cette discrimination raciale de se produire parce que nous ne nous sommes pas prononcés par le passé pour dire au gouvernement que trop, c’est trop », a-t-elle affirmé. « Nous valons mieux que cela ».

« Les enfants des Premières nations valent l’investissement. Ne tournez pas le dos à ces enfants. Vous devez vous lever chaque jour et vous demander : « à qui puis-je parler aujourd’hui pour mettre fin à cette discrimination raciale? », a-t-elle ajouté.

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